Posts by "Marie-Agnès"

Belle victoire du Stade de Reims contre Monaco

L’ŒIL DU SUPPORTER

Samedi 3 novembre 2018

12e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (9e à 14 points) – AS Monaco (19e à 7 points)

FN4Q7241

Ce samedi, les Rémois se sont imposés face à Monaco (1-0) ! Opposés au club de la Principauté, les Stadistes ont su prendre l’avantage en première période et ont fait preuve de rigueur et de solidarité pour tenir le score. Comme à l’accoutumée, notre fidèle supportrice et écrivain Marie-Agnès était présente et vous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune…

Une belle affiche

Reims – Monaco, l’affiche est belle. Oui mais… Ce n’est plus le Monaco Champion de 2017 d’où surgit magiquement l’extra-terrestre Mbappé. Tout de même, c’est le nouveau Monaco de Thierry Henry, le meilleur buteur français fort de ses 411 buts, une bagatelle ! Mais Reims ne s’en laissera pas compter, et voudra poursuivre sur sa relancée victorieuse à Rennes. Plus de 16 000 spectateurs sont venus en force pour encourager chaleureusement leur équipe. « Nous sommes les Rémois ! » Le tifo géant des Ultras Rémois brille en tribune Jonquet. Quant aux fans monégasques, leur banderole en dit long : « Bougez-vous ! » 

Du beau jeu collectif

Monaco a la maîtrise du cuir et obtient le premier corner, sans frayeur aucune. Mais les Stadistes dévoilent une belle agressivité et de l’envie chevillée au corps en pressant haut dans le camp adverse. Delaune s’unit à ce bel enthousiasme : « C’est tout le stade qui va s’enflammer, allez allez ». Notre capitaine Marvin Martin combine tantôt à gauche avec Cafaro en verve, tantôt sur le flanc droit avec Oudin. Le bloc défensif rémois est parfaitement en place, et même les attaquants sont solidaires. Petit clin d’œil à nos stars parisiennes… Romao et Oudin ajustent de belles frappes, hélas trop enlevées. Les supporters poussent leur équipe : « Qui ne saute pas n’est pas rémois, olé ». Oudin adresse du rond central une magnifique passe en profondeur pour son coéquipier Cafaro qui enroule son tir en pleine lucarne, BUUT. Et il est beau, tout en finesse technique ! Delaune explose, puis s’impatiente de la décision de la VAR (Video assistant referees ou arbitres assistants video)avant d’exulter à la confirmation du huitième but de la saison. 1-0 pour Reims ! Belle récompense de la solidarité sur le terrain. L’ASM réagit par Sylla qui fait trembler le petit filet de Mendy. À la pause, Michel se réjouit du beau jeu et du pressing collectif : « C’est groupé, ensemble et efficace ». 

Delaune survolté

Le coach Henry insuffle du dynamisme par les entrées en jeu de leur meilleur buteur Falcao aux pointes jaune fluo et du milieu Pelé. La ligne offensive asémite bouge mieux, en effet. Sur une semelle de Romao, somme toute involontaire à première vue, l’arbitre voit rouge. Delaune grogne, révolté. Les Rouge et Blanc ne sont plus qu’à dix et la seconde période ne fait que commencer. L’inquiétude traverse les tribunes se doutant de l’opportunisme monégasque. Mais lorsque l’entrant Pelé écope de son second carton jaune en à peine 13 minutes, les supporters scandent : « Rouge, rouge, rouge ! » L’équilibre numérique est alors retrouvé. Les tirs monégasques sont imprécis. Le rythme est haché. Le jeu se durcit. La principauté confisque le ballon, mais Mendy, toujours aussi vigilant, est à la parade sur une action dangereuse de Falcao. Reims n’abdique pas et joue en contre, à l’image de Doumbia qui sert Dia en pointe. Delaune s’est levé, mais le portier monégasque gagne son duel, du bout du pied. Dommage ! Les cinq minutes du temps additionnel ne changeront rien. Reims a été plus fort et signe sa quatrième victoire de la saison. Une bande de potes, Xavier, Laurent, Paul et Valentin, sont unanimes : « Très beau match et belle ambiance. Ne rien lâcher. On sera toujours là ! » 

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

Le but de la délivrance pour le Stade de Reims !

L’ŒIL DU SUPPORTER

Samedi 20 octobre 2018

10e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (17e à 10 points) – Angers SCO (10e à 11 points)

A864

Partage des points pour les Rémois samedi face à Angers ! Après avoir été menés au score, les Stadistes ont su réagir pour aller chercher l’égalisation. Comme à l’accoutumée, notre fidèle supportrice et écrivain Marie-Agnès était présente et vous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune…

Des buts !

Ce soir, les supporters rémois veulent des buts et une victoire. Oui, car les talents offensifs du Stade de Reims tardent à briller, après quatre matches vierges, hormis la défaite logique face au PSG. Du haut de son petit nuage, Raymond Kopa veillera sur la rencontre entre ses deux premiers clubs, le SCO d’Angers où il débuta sa carrière, puis le Stade de Reims où il révéla tout son talent en remportant par quatre fois le titre de champion de France. « Faites du bruit pour le Stade de Reims ! »

Le SCO ultra dominateur

Le premier corner est en faveur des Rouge et Blanc, sans suite. Les Angevins pressent haut et gagnent les duels aériens par leur puissance athlétique. Un joli petit pont rémois régale le public connaisseur. Chavarria chavire, un coup à gauche, un coup à droite. Le rythme est soutenu. Mendy est à la parade sur un bon tir du percutant attaquant Reine-Adélaïde. La fébrilité de notre défense est palpable. Thibault me souffle : « c’est laborieux ». Angers surclasse Reims. La reprise acrobatique rémoise avorte, le coup franc est mal tiré, les passes sont mauvaises, que c’est dur ! Delaune ne respire plus. Sur un corner du SCO, Traoré ajuste un tir imparable. But ! 0-1 pour Angers. C’est amplement mérité. Le break semble se profiler sur une splendide volée de Bahoken… Notre portier impérial nous sauve encore une fois, juste avant la pause. Mon voisin Fabien ne peut que soupirer : « C’est triste. Le milieu du SCO est agressif et nous empêche de construire. Leurs attaquants sont puissants et efficaces. »

Le but de la délivrance

Sur une pelouse arrosée, le Stade de Reims se rebiffe. Delaune reprend de la voix. Sur un centre de Doumbia, Oudin est à la réception. Delaune s’est levé, persuadé de tenir son égalisation ; mais ce fol espoir se heurte au poteau ! Noon ! Martin tente et réorganise son équipe. Les Scoïstes toujours menaçants agissent en contre. Le cuir fuse d’un but à l’autre. Mendy poursuit son match fantastique en repoussant les assauts adverses. Le ballon circule mieux du côté champenois malgré le manque d’automatismes à mon goût. Ojo place un solide tir que repousse le gardien angevin. Chavarria est à l’affût et se jette de la tête sur le cuir. BUUUT ! C’est la délivrance à Delaune. La sirène retentit allègrement. Les Rouge et Blanc poussent encore, loin d’être rassasiés. Dia fait son entrée au sein de l’attaque rémoise. Un tir des Noir et Blanc, heureusement trop croisé, tient en haleine le Stade. Le sifflet final dépose un bon point dans notre besace nous faisant gagner quatre places au classement. Les supporters sont partagés : du « pitoyable » pour certains au beau jeu de la seconde période pour Djiba. Le petit Aron aura le dernier mot : « C’était bien. Mon joueur préféré, c’est Chavarria. » 

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

Reims-Bordeaux, de l’envie mais un score amer

L’ŒIL DU SUPPORTER

  Samedi 29 septembre 2018

8e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (14e à 8 points) – Girondins de Bordeaux (10e à 10 points)

Deuxième match nul consécutif à domicile pour les Rémois qui ont partagé les points face à Bordeaux samedi (0-0). Comme à l’accoutumée, notre fidèle supportrice et écrivain Marie-Agnès était présente et vous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune…

Rebondir

De retour à Delaune, les Stadistes auront à cœur de gommer leur défaite parisienne et de repartir du bon pied en marquant des buts. En face, l’opposition ne sera pas des moindres avec un club au palmarès prestigieux en lice pour la Ligue Europa, les Girondins de Bordeaux qui ont enchaîné deux dernières victoires d’affilée. Méfions-nous de leur buteur N°11 aux cinq buts, Kamano, à égalité avec Cavani et Neymar, excusez du peu. Petit clin d’œil au bordelais Nicolas de Préville que Delaune n’aura pas oublié. 

De l’envie

Reims prend les commandes en faisant bien circuler le ballon. L’envie est là ! Dès la troisième minute, les Rouge et Blanc obtiennent coup sur coup deux corners mal négociés. Delaune se chauffe : « Qui ne saute pas n’est pas rémois, allez ! ». Côté champenois, un coup franc mal tiré, des passes imprécises, la finition fait défaut. Suk pique une bonne tête, hélas trop croisée. Les Girondins cadrent leurs tirs, sans danger pour Mendy. Le stade n’échappe pas au rituel des 31 secondes d’applaudissements pour la création de son club en 1931. Souvenirs. Mendy boxe des deux poings un coup franc tendu et dangereux. L’enceinte rémoise siffle la lenteur de l’attaquant danois Cornélius qui écope, à juste titre, d’un carton jaune. Après un sixième corner de notre équipe, c’est l’appel aux vestiaires.

Un score amer

Les supporters chantent pour encourager leur équipe, lorsque Cafaro ajuste un bon tir pour Chavarria qui s’ouvre le but, mais préfère remettre à Suk, trop fort. Non !! Quelle occasion gâchée ! Bordeaux revient à la charge par un bon tir cadré, facilement capté par Mendy. La riposte ne tarde pas sur une frappe de Chavalerin qui fuit malheureusement le cadre. Kamara pousse une accélération de titan, pénètre dans la surface, centre et reprend à bout portant, légèrement au-dessus de la transversale. Quelle malchance ! Kamano amène le danger par une jolie frappe aisément arrêtée par notre portier. Bruno, notre animateur, annonce 13 406 spectateurs à Delaune, olé ! Ojo tire lui-même son coup franc pour la tête de Chavarria, en vain. Les défenses ont œuvré pour un score amer, vierge de buts. Face aux Crocos de Nîmes, les Stadistes devront montrer des crocs plus acérés encore. On y croit !

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

Stade de Reims – Dijon FCO, terrible frustration

L’ŒIL DU SUPPORTER

  Samedi 22 septembre 2018

6e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (10e à 7 points) – Dijon FCO (5e à 9 points)

 

Deuxième match nul consécutif pour les Rémois qui n’ont pas réussi à trouver l’ouverture samedi face à Dijon mais continuent à avancer petit à petit. Comme la saison dernière, notre fidèle supportrice et écrivain Marie-Agnès était présente et vous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune…

Match inédit

C’est une première en ligue 1 ! Reims reçoit Dijon, après s’être croisés en 2016, le premier glissant en ligue 2, tandis que le second retrouvait l’élite. Depuis, la chouette dijonnaise sculptée dans un contrefort de l’église Notre-Dame porte bonheur au club bourguignon. Ouvrant ses ailes en guise du V victorieux, la chouette inspire l’équipe, lui insufflant un style de jeu offensif avec déjà 9 buts au compteur. 

Domination stérile

La tribune Jonquet est embellie par ses magnifiques drapeaux de supporters aux couleurs des Rouge et Blanc. « Allez le Stade de Reims ». D’entrée de jeu, notre nouvel anglais Ojo se distingue sur son flanc droit par ses débordements véloces. Le premier corner est dijonnais ; s’ensuit un tir dévié guère inquiétant. Delaune s’échauffe : « C’est tout le stade qui va s’enflammer ». En écho, notre capitaine Martin lance Chavarria qui pique astucieusement son ballon vers la cage vide. Les supporters sont debout, prêts à s’embraser, lorsque le pied d’un défenseur dégage le cuir. Ça chauffe ! Martin ajuste un bon corner sur la tête d’Abdelhamid qui lorgne la lucarne. Puis c’est au tour du pétillant Chavalerin, sur coup franc, de trouver la tête de Chavarria parfaitement cadrée, mais repoussée par le portier adverse. Le rythme est plaisant mais les fautes techniques gâchent la qualité du jeu. Les Bourguignons bénéficient pourtant d’un coup franc royal idéalement placé, mais sont incapables de transformer cette occasion. Delaune, soulagé, applaudit. À la mi-temps, mon voisin préféré, Thibault, constate une domination rémoise stérile.

Terrible frustration

Sur l’aile gauche, Doumbia se bat comme un lion pour hausser le pressing champenois. Dijon ne semble pas encouragé par les hululements de sa chouette. Entrés en cours de jeu, l’attaquant coréen Suk et Oudin impulsent une énergie nouvelle. Sur un bon centre de Konan virevoltant, Suk décroise trop sa tête. Aïe ! Cafaro adresse une belle frappe cadrée, qui se voit hélas contrée. Delaune se lève et sent ses joueurs capables de faire basculer le match. Les Ultrems poussent de la voix : « Nous sommes les Rémois ». Notre Argentin Chavarria récidive de la tête, au-dessus ! Delaune retient son souffle, empli d’espoir. À l’entame du temps additionnel, tout le stade est debout derrière son équipe. La libération tarde, et s’éclipse au coup de sifflet final. Olivier et Guillaume, supporters de longue date, restent confiants dans le potentiel de leur équipe. Notre place est bien en ligue 1. 

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

Au hasard du dico : matassin

Ce matassin, plus fréquentable qu’un spadassin, n’a point le tracassin d’un crapoussin.

Me voilà sous le charme des mots qui tempêtent et virevoltent frénétiquement.

S’il semble cousiner avec le fantassin d’infanterie et le marcassin de la laie,

le matassin danse tel un bouffon sans mocassins.

Ce nom masculin prendrait sa source de l’italien mattaccino, le diminutif péjoratif de matto désignant un fou ou un toqué.

Une autre source de l’arabe moutawajjihin métamorphose le matassin en une personne masquée.

Mais l’espagnol a encore son mot à dire en clamant son étymologie des verbes matar et fingir signifiant tuer et feindre. Par contraction, le matafin devient ce matassin qui imitait l’ancienne danse grecque guerrière en feignant de se blesser et de tomber pour mort.

danseur bouffon

Ce matassin fantasque était autrefois, au Moyen Âge, un danseur bouffon dont le costume traditionnel s’accompagnait parfois de corselet,  de sonnettes et autres casque doré, épée et bouclier.

De danseur à médecin, il n’y a qu’un pas de danse pour le matassin considéré parfois comme un médecin bouffon.

Se livrant à des chorégraphies excentriques, les matassins exerçaient le métier, pas si facile, de bouffon de cour. S’échinant à divertir la cour du roi, le matassin touchait à tout, de la danse à la chanson tout en racontant de drôles d’histoires. Il bénéficiait alors du respect, voire de l’affection de son Seigneur.

Bouffon de cour

Dans sa comédie de Monsieur de Pourceaugnac écrite au XVIIe siècle, Molière invite des matassins et des musiciens à danser et jouer pour enivrer le gentilhomme :

« Allons, chantez, dansez, riez; et si vous voulez mieux faire, quand vous sentez approcher le délire, prenez du vin, et parfois un peu, un peu de tabac. Allons, gai, Monsieur de Pourceaugnac!»

Si un jour la mélancolie se penche sur vous, un petit conseil :

déguisez-vous en matassin, dansez et surtout, ne vous prenez pas au sérieux !