Posts by "Marie-Agnès"

L’œil du supporter : Reims-Le Havre, et de 6 victoires à domicile, olé !


Vendredi 28 octobre 2016, 13e journée de la Domino’s Ligue 2.

Stade de Reims (5e à 20 points)  –  Havre Athletic Club (3e à 22 points)

a245

Après la trêve internationale et deux déplacements consécutifs c’est le retour de l’habituelle rubrique l’œil du supporter.

Cette semaine l’abonnée en tribune Joncquet Marie-Agnès, ne boude pas son plaisir de retrouver  Delaune…

logo-le-havre

« 28 jours sans Delaune, toute une éternité. » Le Stade de Reims, déchu par l’AC d’Ajaccio (1-0) et rejoint au score par Lens (1-1), reçoit ce soir le Havre Athletic Club. Bienvenue à cette équipe symbolisée par la salamandre d’argent chère à François 1er, bâtisseur de la ville en 1517, et dont les couleurs bleu ciel et marine honorent les anciens étudiants d’Oxford et de Cambridge, fondateurs du club. Échouant au pied du podium l’an passé pour une remontée en ligue 1 depuis 2008, les Ciel et Marine sont actuellement troisièmes, forts de quatre victoires d’affilée.

Reims récupère le cuir dès le coup d’envoi. À l’attaque, Turan et Diego combinent habilement. Et sur un coup franc d’un Diego incisif, Chavarria profite d’un cafouillage pour extraire le bout de son pied et ouvrir le compteur à la 4e minute. 1-0 dans un Delaune enchanté par ce beau jeu retrouvé. Survoltés par un public en symbiose, les Rémois marquent un joli deuxième but. Je me lève, hystérique, mais non, hors-jeu. Peu importe, Diego arme une lourde frappe, hélas repoussée par le portier havrais. Le défenseur Chebake sonne le réveil normand en sollicitant une belle parade de Carrasso. Mais les Rouges sont intenables. Amiot de la tête, puis Baldé, sont aux portes du break du 2-0. Seulement Farnolle, très affûté, ne fait pas le mariole !

Ébranlés, les Ciel et Marine reprennent des couleurs à l’image de l’attaquant Gimbert. Bien lancé, son tir croisé est stoppé par le jaillissant Carrasso. Les Stadistes sont trop attentistes. L’égalisation se profile. « Arrachez-vous ! » lance mon voisin. On perd trop vite le ballon. Baldé retente une tête qui s’envole. Weber et Traoré s’arrachent en défense. Lens avait égalisé à la 84e minute, et c’est à la 83e minute, sur une jolie reprise aérienne havraise, que le poteau droit va nous sauver du nul. Ndom prend sa chance sans succès en fin de rencontre. Cette victoire aux forceps récompense l’excellent premier quart d’heure des Rouges et Blancs, et leur solidité défensive. Reims remonte sur le podium. Le public a joué son rôle de douzième homme en ne lâchant rien. Pour les supporters, hip hip hip hourra !

Marie-Agnès de Francqueville, écrivain public
www.ecrirensemble.com

L’œil du supporter : Reims-Auxerre, le fauteuil de leader

2016-09-30-51-logo

Supportrice abonnée en tribune Jonquet, Marie-Agnès, via l’habituel œil du supporter, vous propose de revivre la plus large victoire de la saison du SDR…

Défaites l’une et l’autre lors de la neuvième journée de championnat, les équipes champenoise et icaunaise ont à cœur de se relancer par un succès. Profitant du retour au bercail du désormais auxerrois, Mickaël Tacalfred, Delaune lui rend hommage : « un capitaine emblématique, un numéro 22, une fidélité, merci Micka. » Le coup d’envoi est donné par Gaëtan Courtet, passé lui aussi du rouge au bleu. Le Stade prend les commandes avec fougue. Le défenseur rémois, Antoine Conte s’infiltre sans complexe au travers de la défense bourguignonne et décoche un puissant tir qui lorgne le but. Survolté, Diego déborde, tel un éclair, sur la gauche. « C’est ça qu’on veut voir !» s’exclame mon voisin connaisseur. Les oreilles de notre numéro 11 sifflent puisqu’à la 10e minute de jeu, contrôlant de la poitrine, puis reprenant de volée, Diego ouvre le score. 1-0 pour le Stade de Reims. La domination est récompensée. « Aux armes ! » résonne dans l’enceinte champenoise. Auxerre réagit. L’imprécision et l’inattention s’emparent des joueurs de Der Zakarian qui hausse le ton. « On laisse trop le jeu » s’agace un supporter.

La pluie économise l’arrosage artificiel de la pelouse. Le jeu redevient terne et brouillon. Heureusement, Rodriguez ratisse tous les ballons avec panache et Charbonnier brille de sa prestance. Reims met les bouchées doubles en assaillant d’une magnifique action collective la cage bourguignonne. La patte de Weber est à la finition. 2-0. Le public se réveille de sa léthargie. Les ajaïstes répliquent par un tir fuyant le cadre. Mais Ndom persévère par une frappe puis une tête qui manquent de peu leur cible auxerroise. Sur une mauvaise relance adverse, notre joker attaquant Kyei ne fait qu’une bouchée du portier Boucher. Le 3-0 offre une cinquième victoire à domicile aux Rouges et Blancs. Le public reste toutefois sur sa faim. La marge de progression dans la fluidité du jeu demeure élevée et tous les espoirs sont permis pour cet objectif chevillé au corps, la remontée express en Ligue 1.

Marie-Agnès de Francqueville, écrivain public

L’œil du supporter : Reims-Clermont, l’explosion volcanique

 Mardi 20 septembre 2016, 8e journée de la Domino’s Ligue 2.

Stade de Reims (3e à 13 points)  –  Clermont foot 63 (6e à 11 points)

supporter-2

Revivez SDR-CF63 à travers l’habituelle rubrique l’œil du supporter.

Cette semaine, Marie-Agnès, abonnée en tribune Jonquet, raconte Delaune en fusion, à l’image des volcans du Puy-de-Dôme, en toute fin de rencontre… 

Une femme est encore à l’honneur ce soir à Auguste Delaune. Première femme coache d’une équipe professionnelle d’hommes, Corinne Diacre entraîne le Clermont Foot 63. Ce sont des retrouvailles pour Michel Der Zakarian, qui fut tout près d’accéder à l’élite en 2012 avec ses anciens joueurs auvergnats. D’entrée de jeu, le Stade de Reims assoit son jeu collectif. La talonnade de Charbonnier pour Chavarria augure d’un retour aux beaux gestes techniques. Weber et Jeanvier veillent aux remparts du fort rémois. La vitesse peine encore. Mais Charbo me contredit par son débordement à gauche offrant à Kyei un but sur un plateau d’apéro. Et qui rate… Passé à droite, le numéro 10 centre de nouveau parfaitement, mais il manque quelques millimètres à notre attaquant de pointe pour une reprise fatale. Ça ne veut pas… Clermont se réveille. Carrasso secouru par sa transversale se montre à la hauteur du danger.

Survient la reprise. Dix minutes suffisent aux Rouges et Blancs pour se saisir de leur destin. L’enchaînement est un cas d’école : Chavarria décale Conte sur la droite qui centre sans contrôle pour la tête de Charbo qui fusille les filets clermontois. 1-0. Le Stade exulte. Les hommes de la coache ripostent en adressant une belle tête à bout portant. Une parade de notre ange gardien doublée d’un retourné acrobatique défensif écartent le cuir de la surface rémoise. Logiquement, les Auvergnats égalisent par Lopy, laissé sans marquage. 1-1. Retour à la case départ. Hélas, le foot est moins généreux que le Monopoly. La domination adverse est prégnante, mais la combativité est champenoise en cette époque de vendanges. Reims pousse. À la 88e, Turan s’exerce au dribble, puis ajuste un tir puissant des 20 mètres. 2-1. La sirène retentit. Delaune explose tel un volcan du Puy-de-Dôme. Le Stade de Reims s’offre un fauteuil de leader en rouge et blanc. Champagne !

Marie-Agnès de Francqueville, écrivain public
www.ecrirensemble.com

L’œil du supporter : Reims-Gazélec Ajaccio, l’Ange nous sourit.

Vendredi 9 septembre 2016, 6e journée de la Domino’s Ligue 2.

Stade de Reims (6e à 9 points)  –  Gazélec Football Club Ajaccio (5e à 9 points)

a599Une histoire de réussite et d’ange ! 

Cette semaine l’œil du supporter a le sourire, à l’instar de l’ange le plus célèbre de la cité des sacres…

Inédit à Delaune : une femme arbitre doit départager ces deux équipes au coude à coude. La galanterie n’est pas de mise, seul le respect de son poste compte. Parité, quand tu nous tiens ! Le Stade de Reims engage et les Corses montrent aussitôt leur rage de la possession de balle. Sur une mauvaise passe du milieu rémois, le Gazélec s’offre un premier face à face avec Carasso qui s’envole au-dessus de la barre. Delaune souffle. Au tour du gardien corse de se relâcher. Sur sa relance, Charbonnier intercepte et envoie le cuir délicatement, mais sûrement, dans la cage adverse. 1-0 pour Reims. L’Ange au Sourire s’amuse. Grégory Berthier se distingue par un beau corner rentrant parfaitement dégagé par Elana, le malheureux. Les duels sont engagés et le rythme est plaisant. Contrôlant de la tête, le Corse Cissé bute de nouveau sur notre ange gardien du soir. Le bloc défensif très haut des Rouges et Blancs est vaillant.

Sur une pelouse arrosée, les assauts corses reprennent. Les Rémois courent après le cuir qu’ils n’arrivent plus à dompter. Le Gazélec persiste dans sa domination sans partage, mais ne perce pas les filets de Johann Carrasso, très affûté. Le jeu se ternit de fautes. La voix de ténor du coach stadiste résonne. Le public s’ennuie et s’inquiète. Aucune passe ne passe. Les rares occasions sont gâchées. Mais l’Ange est avec nous. Sur une bonne remise de Turan, Grejohn Kyei se joue de trois défenseurs ajacciens, rien que cela, pour crucifier Elana. L’Ange le consolera. L’image d’un accouchement dans la douleur s’impose à moi. Le Stade l’emporte 2-0 et se propulse ainsi second de ligue 2. Le jeu fut corse et le réalisme champenois. Restons sportifs et offrons un toast au champagne au Gazélec !

Marie-Agnès de Francqueville, écrivain public
www.ecrirensemble.com