Posts by "Marie-Agnès"

Tout près de l’exploit ! Reims-PSG 1-1

SDR-PSG (1-1) : l’œil du supporter

23 Septembre 2024

Supporters SDR
Présente en tribunes lors du choc face au PSG, Marie-Agnès nous livre le récit de la rencontre, dans ses yeux :

Tout près de l’exploit !

     Aux armes ! Soirée de gala à Delaune. 7e de Ligue 1, le Stade de Reims va pleinement afficher sa force face au leader parisien, en demi-teinte contre les Catalans de Gérone en Ligue des champions. Paris maîtrise logiquement le cuir, lorsque Diakité, replié au milieu de terrain, lance Ito sur son flanc droit qui ajuste son centre pour Nakamura, léger contrôle avant de fusiller du droit Safonov. BUUUT ! Quel réalisme rémois ! 1-0. Nous sommes les Rémois, et nous allons gagner ! Survolté, Delaune se régale des tacles merveilleux d’un Agbadou royal, d’un Atangana hyperactif, et que dire des sauvetages spectaculaires de Diouf sur les frappes cadrées de Lee, puis de Doué. Notre jeune supporter Léo salue une « solide résistance défensive où traîne toujours un pied… » et déplore « l’impuissance du PSG dans la surface de réparation ».

     La Jonquet avec nous ! Les Rouge et Blanc, portés par les 20 220 supporters bouillonnants, courbent l’échine devant les assauts étouffants des hommes de Luis Enrique. Sur un coup franc stadiste, apprécié telle une bouffée d’air frais, Agbadou balance un boulet de canon flirtant dangereusement avec la lucarne droite. Delaune s’était levé… Allez les Rouges ! À peine rentré dans les débats, Dembélé, pourtant bien marqué par Akieme, se faufile au second poteau… BUT égalisateur. 1-1. Les Champenois ne lâchent rien, ne rompent point, guidés par une volonté collective inébranlable. Jusqu’à l’épuisement, et dans une chevauchée fantastique, Sangui, servi par Salama et coursé par toute une brigade parisienne, ajuste un tir puissant qui frôle la barre transversale. L’exploit s’envole de justesse. Les espoirs, eux, trépignent d’impatience. Merci et allez les Rouges !

Marie-Agnès Girault, en Tribune Jonquet

 

Festival des Bobines et des Sons 2024 à Trigny

Lancez les Bobines, lâchez les Sons !

     En ce week-end de Pentecôte des 18 et 19 mai 2024, l’authentique village de Trigny, au cœur du vignoble champenois, rayonnait du souffle divin. La voûte céleste se jouait joliment des pluies diluviennes annoncées, le soleil perçant les âmes des 2 200 festivaliers éblouis par cette seconde édition du Festival des Bobines et des Sons.

     Lancez les Bobines ! Sous chapiteau, préau ou à la mairie, les festivaliers sont repartis conquis par la magie animatique des courts et longs métrages sélectionnés par une jeune équipe talentueuse de réalisatrices. Concoctées pour tous les âges de la vie, les images animées se métamorphosaient en autant d’histoires drôles, pédagogiques et poignantes. Les visages larmoyants et admiratifs captés à la dérobée de La Traversée, ce conte bouleversant réalisé par Florence Miailhe, laissaient les mots au repos. Les magnifiques peintures sur verre évoquaient l’odyssée émouvante de Kyona et Adriel, son petit frère. Un chef-d’œuvre ! En guise de bouquet final, Florence nous faisait l’honneur de sa présence dans un échange éclairant. Nos cinéphiles suivaient ensuite l’aventure poétique empreinte de tendresse d’Ernest et Célestine en Charabie. Imaginez un seul instant une vie sans musique…

Projection du film « La Traversée » avec Florence Miailhe

          Entre deux Bobines et des Sons festifs, des spectacles de rue fascinaient les yeux des passants, faisant la part belle à l’art du cirque, au conte de marionnettes et à la polyphonie vocale nichée dans une armoire. L’art se cache partout…

     Lâchez les Sons ! Le quatuor à cordes Akilone ouvrait le bal du grand chapiteau des concerts, soit 16 cordes et 40 doigts à la conquête de l’unisson dans un répertoire éclectique. Les Types à Pied mettaient le feu grâce à leur charisme fou, mélangeant quelques pas de hip-hop, rock et remix, avant de s’éclipser, à pied, au son de la musique des Balkans jouée par Zaraf Guili. La soirée battait alors son plein, et l’envie de taper des pieds, des mains, de danser et chanter devenait irrésistible. L’enchantement du dimanche matin se dessinait à main levée par le concert À vol d’oiseaux, interprété par l’épatant Duo Béla, piano-soprano, accompagné de charmantes marionnettes plumées. Le quatuor vocal 319 frôlait l’univers galactique, nous embarquant vers la Voie lactée dans un style pop rock. L’accordéon de la veille revenait pour un voyage onirique et festif délicieusement chanté par le Zalinka Quartet. Le Festival trignassien se clôturait aux rythmes jazz et pop de Swing Shady, entraînant petits et grands, villageois et touristes planétaires, bénévoles et festivaliers, artistes et partenaires, dans une farandole universelle. C’est comme ça et pas autrement, dirait-on en Charabie !

 Ça swingue au FESTIVAL DES BOBINES ET DES SONS à Trigny !                                                                                                                                                                                                                                      Marie-Agnès Girault

Le contre assassin… qui fait perdre Reims et gagner Montpellier (1-2)

SUPPORTERS

SDR-MHSC (1-2) : l’oeil du supporter

23 avril 2024
L'oeil du supporter après SDR-MHSC

En tribune ce dimanche pour la réception de Montpellier, Marie-Agnès nous refait vivre le match comme elle l’a vécu : 

Un contre assassin

     Sur une pelouse mi-ombre mi-soleil, Reims vise la victoire pour recoller au peloton européen, tandis que le MHSC joue encore pour le maintien. Le rythme enjoué n’empêche hélas pas les tirs dévissés et les imprécisions de part et d’autre. Les visiteurs gagnent la bataille du milieu de terrain. Et sur un corner, Savanier combine avec Chotard qui ajuste pour la tête de Sagnan, Diouf se détend magnifiquement, Delaune applaudit. Oui mais… la montre arbitrale de la goal-line technology a vibré, fatalement, BUT, 0-1. Nakamura déborde, puis centre pour le bon coup de casque de Munetsi… Delaune s’est levé, mais Lecomte repousse d’une main réflexe la balle d’égalisation. La copie brouillonne est à corriger pour le second acte…

     L’entrée tant espérée de notre numéro 10, Teddy Teuma, métamorphose le Stade de Reims par sa maîtrise technique et son sens tactique. Munetsi, encore lui, voit sa tête rebondir sur le poteau gauche, la poisse ! Teuma s’abonne de nouveau aux corners, sert parfaitement le géant Agbadou qui smashe d’une tête… BUUT, 1-1. Aux armes ! L’espoir renaît. Les Rouge et Blanc montrent un nouveau visage, le match s’emballe, effréné, haletant. Diouf ose des sorties à la limite du raisonnable… Les hommes de Still dominent, quand une belle passe en profondeur de Savanier surgit, Tamari l’intercepte et fustige Diouf, BUT, 1-2. Delaune s’est tu. Tel un coup de massue, la défaite assourdit le rêve d’Europe. Sir Winston Churchill tonnait : « Il n’y a qu’une seule réponse à la défaite, et c’est la victoire. » Dans l’adversité, les supporters stadistes ne lâcheront pas leur équipe. Allez les Rouges !

Marie-Agnès Girault,
en Tribune Jonquet

Un point c’est tout. 0-0 Score nul entre Reims et Nice.

SUPPORTERS

SDR-OGCN (0-0) : l’oeil du supporter

9 avril 2024

SDR-OGCN (1-1) : l'oeil du supporter

En tribune ce dimanche pour la réception de l’OGC Nice, Marie-Agnès nous refait vivre le match comme elle l’a vécu : 

Un point c’est tout

    À 4 points de l’Europe, c’est maintenant que les Stadistes ont un coup à jouer puisque Marseille, Lens, Rennes et Nice, l’adversaire du jour, avancent au ralenti. Allez le Stade ! Les Aiglons sortent leurs griffes pour enserrer la cage rémoise, en vain. Ni Moffi ni Boga ne convertissent leurs occasions en or. Delaune retient son souffle, l’angoisse est palpable. Malgré de belles frappes d’Atangana, puis de Munetsi, le Gym domine les débats aux duels bien âpres. Notre défense stadiste tient bon, chacun y allant de son tacle héroïque. « Still, le style ! » s’écrie un supporter rémois, applaudissant son geste technique en bordure de pelouse. La révolte gronde au rythme des « Aux armes ! Nous sommes les Rémois et nous allons gagner. » Reims monte d’un ton au second acte. Le virevoltant Khadra manque d’offrir le sourire de la victoire, mais son tir cadré se voit repoussé par Bulka. Score vierge qui ne fait en rien pressentir à l’Europe… Frustration. Les déboires de nos concurrents directs au graal européen nous remettent magiquement en selle. Deux places grillées pour un seul petit point. Delaune veut y croire. Allez les Rouges !

Marie-Agnès Girault,
en Tribune Jonquet