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L’exploit de Reims pour une belle 8e place en ligue 1 !

L’ŒIL DU SUPPORTER

Vendredi 24 mai 2019

38e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (9e à 52 points) – PSG (1er à 91 points)

SDR-PSGDernier chapitre de la saison ! Face au PSG vendredi, les Rémois ont su aller offrir un dernier match riche en buts et en émotions à leurs supporters. Fidèle à son habitude, notre écrivain et supportrice stadiste Marie-Agnès nous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune… 

L’euphorie de tout un stade !

Les paris sont lancés pour ce prestigieux Reims – PSG : piquette, bon match nul ou exploit ? Delaune affiche complet pour ce dernier round du championnat. Place au sport. Cavani engage. Mbappé enchaîne les dribbles impressionnants. C’est déjà chouette de voir ces grands joueurs sur notre belle pelouse ! Le pressing est parisien. Ça joue vite et bien. Le bloc défensif rémois est en place, bien concentré. Soudainement, Cafaro s’élance tel un feu follet, déborde Verratti, centre pour Oudin qui reprend du pied gauche. Joli ! Buffon repousse, et Doumbia en profite pour enrouler sa frappe qui touche la transversale. Belle occasion ! Kamara tente sa chance de loin et oblige encore le gardien italien à relâcher sa prise. Dingomé et Romao sont au pressing pour récupérer le cuir au milieu de terrain. Delaune est en mode « survoltage » : « C’est tout le Stade qui va s’enflammer ! » Paris ne parvient pas à cadrer. Oudin a vu la course de Baba sur le flanc gauche. Son tir passe délicatement entre les jambes de Buffon. BUUUT ! 1-0 pour le Stade de Reims. Que c’est bien joué ! Les supporters sont gagnés par l’euphorie : « Nous sommes les Rémois, et nous allons gagner. » Draxler se voit très gentiment averti d’un carton jaune alors que le rouge n’était pas loin… La maîtrise a changé de camp. Mon jeune voisin Mattéo analyse parfaitement ce premier acte de haut vol : duels serrés au milieu, contre-attaques champenoises décisives. Christian, lui, souligne l’ambiance survoltée de Delaune.

L’exploit rémois pour une huitième place !

Les champions parisiens assiègent le camp stadiste aux lueurs des fumigènes de leurs fans. Y a le feu chez Mendy ! Mais Cafaro est intenable sur son flanc droit. Il déborde facilement Kurzawa et adresse un magnifique tir croisé, dévié de la main par Buffon sur son poteau rentrant, BUUUT ! Le break est fait, 2-0. Delaune se met à rêver de l’exploit. Piqué au vif, Paris réagit par son trio infernal. Sur un centre de Di Maria, Cavani remet de la tête pour le prodige Mbappé qui réduit le score. 2-1. Paris pousse mais Mendy fait parler sa classe de grand gardien. Le sablier du temps s’égrène. La défense rémoise ne rompt pas. Delaune est hors d’haleine : « Qui ne saute pas n’est pas Rémois, allez ! » Zeneli frappe, c’est repoussé. Et Paris repart à l’assaut. Buffon est largement sorti de sa cage, lorsque, sur un long dégagement de Reims, Chavarria bondit dans une chevauchée solitaire. Par un habile crochet, l’attaquant argentin crucifie le portier parisien. BUUUT ! 3-1. Victoire incontestable des Stadistes dans une ambiance de folie ! Dans le même temps, Lyon bat Nîmes en toute fin de match. Reims se hisse ainsi à la huitième place du championnat. Hip hip hip Hourra ! Les supporters explosent de joie. Gauthier en fin connaisseur commente : « Très bon Stade de Reims en première période, a plus souffert ensuite dans une ambiance bouillante, très belle victoire. » Amaury, jeune Stadiste, confirme : « Bien défendu, l’équipe a su mettre les attaques au fond des filets, efficace et solide. » Romain et Laurent sortent déçus du PSG mais comblés de ce pari fou réussi ! Merci à vous tous, supporters qui gardez toujours l’œil fidèle et averti.

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

Les Verts de Saint-Étienne trop forts pour Reims

L’ŒIL DU SUPPORTER

Dimanche 21 avril 2019

33e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (7e à 48 points) – AS Saint-Étienne (5e à 53 points)

Abdul-Rahman Baba

Fidèle à son habitude, notre écrivain et supportrice stadiste Marie-Agnès nous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune dimanche…

Une affiche de rêve

En ce jour radieux de Pâques, le Delaune des grands jours vibre pour cette belle affiche de nos Rouges contre les Verts de Saint-Étienne. Souvenez-vous de l’épopée des Verts de 1976 et de ce quart de finale d’anthologie où les Revelli, Larqué et Rocheteau propulsèrent tout un peuple en demi, puis finale de la coupe d’Europe ! Cet instant suspendu au firmament fut partagé par tous les amoureux du foot. Quarante-trois ans après, les Stéphanois visent encore et toujours l’Europe, talonnés de près par des Rémois affamés de points, toujours à l’affût. Lâchez les fauves !

Bévue et réalisme

D’emblée, la maîtrise du ballon est stéphanoise. Reims adopte le mode « défense ». Dia tente des débordements et Abdelhamid marque son territoire. Malgré tout, pertes de balle et transversales mal ajustées appauvrissent le jeu. Sur une surprenante relance au pied, Mendy sert « magistralement » Kazhri qui arme son tir rapidement. Notre malheureux portier ne peut capter, et Cabella se réjouit de pousser facilement le cuir au fond des filets. But ! 0-1 pour les Verts. Mendy boxe son poteau, de rage. Les Rouges et Blancs concèdent un excellent coup franc pour l’équipe de Gasset. C’est dans le mur, ouf ! Cafaro accélère dans son couloir gauche, centre pour Dia qui glisse, mais Oudin, idéalement placé, a le but ouvert pour égaliser. Le Stade retient son souffle. C’est largement au-dessus ! Non ! Le verdict à la pause est sans appel : rapidité, percussion et réalisme penchent pour les Verts.

Des Verts chanceux et dominateurs

Les intentions offensives virent enfin au rouge. Tous les supporters se sont levés sur une belle tête de Dia… Poteau ! Et sur un contre chanceux mené par Cabella, le meilleur buteur stéphanois, Khazri, adresse une frappe hasardeuse, détournée par Engels dans son camp ! But improbable. 0-2 pour les visiteurs. L’addition est lourde. Un cri désespéré s’échappe des tribunes : « ça foire de partout ! » Reims continue de pousser et le rythme monte d’un cran. Sur un bon centre au ras du sol d’Oudin, Dia reprend le cuir, mais c’est juste à gauche du but de Ruffier. Une lueur d’espoir traverse Delaune lorsque Chavarria marque, mais la vidéo confirme le hors-jeu. Les Rouges et Blancs n’obtiennent qu’en fin de match leur premier corner, symptomatique de la nette domination de l’ASSE. « Allez les Rouges ». Delaune ne lâche cependant pas son équipe et croit au miracle. Doumbia tente un puissant tir, en vain. Chavarria fait de nouveau trembler les filets, pris au piège du hors-jeu récurrent. L’ultime tête de Zeneli ne changera rien. Malédiction ou déconcentration rémoise, c’est au choix. L’Europe tend les bras aux Verts. Mais les Rouges n’ont pas dit leur dernier mot.

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

Courte mais précieuse victoire du Stade de Reims, solide sixième de Ligue 1

L’ŒIL DU SUPPORTER

Dimanche 17 mars 2019

29e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (5e à 43 points) – FC Nantes (14e à 31 points)

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Dimanche, les Rémois ont enchainé sur un treizième match sans défaite en championnat en s’imposant face à Nantes (1-0). Comme à l’accoutumée, notre fidèle supportrice et écrivain Marie-Agnès était présente et vous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune…

Des Canaris meurtris

Le Stade de Reims reçoit le FC Nantes privé de ses supporters et meurtri depuis la mort tragique de son attaquant vedette, Émiliano Sala. Nichés à une triste quatorzième place, les hommes de Vahid Halilhodzic restent en lice pour une belle demi-finale en coupe de France face à l’indomptable PSG. Nos Rémois n’en finissent plus de surprendre leurs adversaires en affichant, avec leur sixième place, de réels espoirs de Ligue Europa. 

Des Stadistes généreux

Pas de round d’observation ! Tel un lion rageur, Zeneli impose son talent de technicien sur son flanc gauche, sert Oudin qui frappe sans contrôle. C’est repoussé par Dupé. Quelle entame ! Reims se positionne en mode « patron ». Nantes est prévenu. Les Rouge et Blanc combinent de belles actions collectives, dont une belle talonnade de Dingomé pour Dia qui croise trop son tir. Les corners s’enchaînent stérilement pour les Rémois. Le capitaine nantais, Pallois, réagit en décochant un tir qui lorgne le poteau gauche de Mendy. « Mi-temps plutôt fermée » conclut mon voisin supporter Riad.

L’éclair de génie

Le réveil des Canaris a sonné. Ils se montrent plus offensifs, mais Delaune leur donne la réplique : « et nous allons gagner ». Oudin réceptionne une jolie transversale d’Engels, se joue des défenseurs, et ajuste une frappe magistrale qui s’écrase lourdement sur le poteau droit rentrant. Buuuuut ! Delaune explose. C’est l’ouverture du score amplement méritée par des Stadistes dominateurs. « C’est tout le stade qui va s’enflammer. » S’ensuit un jeu haché par les fautes et l’aisance en cartons de l’arbitre, pas moins de sept dont un rouge nantais. Le portier des Jaunes dévisse son dégagement en touche, olé. « C’est pas la sécurité sociale ce gardien » s’exclame un supporter de Jonquet. Humour grinçant. Nantes ne reviendra pas, trop imprécis dans ses gestes. Victoire d’une équipe de Reims invincible en treize matches et dont les supporters ne se lassent pas de chanter « La Ligue Europa, c’est pour les Rémois » !

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

La remontada de Reims contre Amiens

L’ŒIL DU SUPPORTER

Samedi 2 mars 2019

27e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (6e à 41 points) – Amiens SC (17e à 24 points)

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Samedi, les Rémois ont enchainé sur un onzième match sans défaite en championnat en partageant les points face à Amiens. Comme à l’accoutumée, notre fidèle supportrice et écrivain Marie-Agnès était présente et vous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune…

« Nous n’irons pas en pèlerinage »

Souvenirs, souvenirs. Stade Auguste Delaune, ce 19 mai 2017, Amiens scelle sa première montée en Ligue 1 de toute son histoire. Le match est quasi plié par un nul 1-1, lorsqu’à la 95minute, précisément à la dernière seconde du temps additionnel, Bourgaud marque le but de la victoire et de la montée. Une vague amiénoise déferle sur la pelouse. Hitchcock n’aurait pas mieux filmé ! J’y étais et c’était beau à voir. Oui mais voilà, la machine rémoise est lancée et le coach de l’ASC, Christophe Pélissier, avoue : « Nous n’irons pas en pèlerinage ». Un autre enjeu, et de taille, démange tous les supporters rémois, celui de l’Europe. En cas de victoire, Reims grimperait encore et toujours. Allez les Rouge !

Pris au piège

Sur son flanc gauche, Zeneli se montre très remuant. Le Stade de Reims domine sans concrétiser. Les passes sont imprécises de part et d’autre. Le rythme est lent. De l’ennui plane. Il faut même opérer un changement de ballon, sans doute crevé… Amiens obtient tardivement son premier corner. Ghoddos fait de grands gestes pour finalement taper dans la pelouse. Gag ! Le rémois Foket se retrouve déséquilibré dans sa surface et fait une malheureuse faute de main. Penalty transformé pour l’ASC, 0-1 contre le cours du jeu. Le match piège s’annonce. Cinq minutes plus tard, un centre amiénois venu de nulle part et dévié par notre défense se loge par surprise dans la lucarne droite de Mendy. But ! 0-2. Un lourd silence s’abat sur Delaune. Franck, mon voisin supporter, espère un sursaut d’orgueil des Rouge et Blanc. 

La remontada

Le réveil des hommes de Guion tarde. Gros cafouillage dans le bloc défensif rémois, la correction du 3-0 n’était pas loin. Et le cinéma des Picards a d’ores et déjà débuté. Ils tombent comme des mouches et personne ne semble intéressé pour effectuer les touches. L’atmosphère s’électrise. L’anti-jeu amiénois est flagrant, triste exemple. Se montrer meilleur, telle est la seule arme pour nos Stadistes. Zeleni se bat comme un diable et centre pour Dia qui maarque. Buut ! 1-2. « Aux armes, nous sommes les Rémois, et nous allons gagner. » Sentant le danger, Amiens poursuit son infernal chiqué. Reims pousse. Cafaro ajuste une belle frappe toute en puissance. Buut de l’égalisation 2-2. Ils l’ont fait ! Delaune exulte de joie à l’annonce des six minutes de temps additionnel. Amiens ne tombe plus, étonnant ! Zeneli, encore lui, lâche un boulet de canon qui frôle le poteau droit. Cafaro enroule un beau coup franc, juste au-dessus. Dommage ! Didier loue la remontada de notre équipe tandis que le jeune Noah me confie son joueur préféré, Cafaro. La série de onze matches sans défaite continue, chapeau bas !

Marie-Agnès Girault-de Francqueville

Le Delaune des grands soirs : Reims bat l’OM et grimpe à la 7e place

L’ŒIL DU SUPPORTER

Samedi 2 février 2019

23e journée de Ligue 1 Conforama 2018-2019

Stade de Reims (9e à 31 points) – Olympique de Marseille (8e à 31 points)

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Samedi, les Rémois sont allés chercher les trois points face à Marseille en s’imposant sur des buts de Tristan Dingomé et Hyun-Jun Suk ! Comme à l’accoutumée, notre fidèle supportrice et écrivain Marie-Agnès était présente et vous fait le récit de la dernière rencontre des Rouge et Blanc, comme elle l’a vécue depuis les tribunes de Delaune…

Le Delaune des grands soirs

Delaune à guichets fermés, voilà un grand soir de match ! Thauvin suspendu et Payet blessé manquent à l’affiche pour le plaisir de nos beaux yeux. Mais la motivation sera partagée pour ces deux équipes à égalité de points. D’un côté, un OM en quête de sensations et de victoires, de l’autre un Stade de Reims invaincu depuis six matches, prêt à tout pour grimper au classement et émouvoir ses fidèles supporters. « Marseille, Marseille, m’entends-tu ? » clament les Ultrem. Quant à Chavarria, il apparaît masqué de son plâtre aux côtés du speaker Bruno. Prompt retour Pablo ! Tout le stade brandit des écharpes rouges et blanches, prêt à en découdre pour soutenir ses joueurs. 

Feu de paille et réalisme

Les Olympiens démarrent en trombe, par un pressing oppressant. Y a le feu ! Balotelli est à l’affût, mais Mendy veille. Sur ce rythme fou résonne la minute d’applaudissements pour Emiliano Sala. « Emiliano Sala, c’est un Argentin qui ne lâche rien. » Ça chauffe pour Reims ! Ocampos est très remuant sur son aile droite. Cafaro tente, hors cadre. Peu à peu, l’OM s’essouffle. Notre virevoltant Cafaro déborde à gauche, enchaîne par un sublime petit pont sur Sarr, centre en retrait pour Dingomé qui, en se retournant, sans contrôle, ajuste une frappe enroulée qui vient mourir dans la lucarne. BUUUT ! Delaune explose de joie. Le jeu marseillais s’alourdit de déchets techniques, tandis que la défense champenoise demeure impériale. « Allez Rémois, allez ! » Le capitaine phocéen, Luiz Gustavo, reprend de volée le cuir ; c’est parfaitement cadré mais Mendy détourne d’une divine parade. S’ensuit un centre-tir bizarroïde de Marseille qui s’échoue sur la transversale rémoise. Ouf ! Mon voisin Jérôme salue « le jeu équilibré et bien en place des Rouge et Blanc ». Paul-Alexandre insiste sur la solidité défensive champenoise et le manque de mobilité de l’attaque phocéenne. 

Magnifique victoire !

Dia relance les hostilités par un tir croisé que Mandanda dégage en corner. Reims gagne ses duels au milieu du terrain. C’est bon signe. Cafaro s’élance, se donne à suivre de sa tête, et tire…sur Mandanda. C’est trop mou. Balotelli bénéficie d’un coup franc très dangereux. Delaune tremble. La frappe s’enroule, survole le mur, et frôle la lucarne gauche de Mendy. Oh là là ! Quelle frayeur ! Lancé dans la profondeur, Suk touche son premier ballon, croise sa frappe… et marque ! BUUUUUT ! 2-0 pour Reims, c’est magique. « Nous sommes les Rémois, et nous allons gagner. » Oudin adresse un tir tendu, hélas dévié par un coéquipier. Marseille prend l’eau mais n’abdique pas. Sur un centre d’orfèvre de Lopez, l’OM réduit le score de la tête par Njie. 2-1. Les supporters marseillais reprennent de la voix, et ils en ont. Faut tenir ! Le spectre de l’égalisation niçoise plane. Ocampos ajuste un tir splendide. Mendy plonge, magistral, et sauve l’égalisation. « C’est tout le stade qui va s’enflammer. » C’est fini ! Le Stade de Reims s’offre une magnifique victoire. Florian s’exclame : « Très bon match, très bon collectif ». Tout est dit. 

Marie-Agnès Girault-de Francqueville