Posts by "Charles THERET"

SATIRES ET STANCES de Charles THERET, autoédité par « Écrire ensemble ».


                          LES PAS

« Un petit pas, le premier pas,
Hésitant, chancelant, c’est le deuxième pas.
Bien courageux mais pas très stable, 
Le troisième immanquablement
Finit dans les bras de maman.
Les forces déclinant, petits deviennent les pas,
Un bâton quelque temps accompagne les pas,
On peut facilement alors compter les pas,
Puis vient l’heure du trépas, et ce le dernier pas. »
 
Ma vie s’écrit en alexandrins : 
mes hymnes à Dame Nature,
mes coups de sang face à la mutation de notre monde
et ce vague à l’âme irrépressible envahissant tout mon être.
 
                                                                                                      Charles THERET.
                                                                         
                                                                         
 
Recueil de poésies de 240 pages corrigé et auto-édité par Marie-Agnès de Francqueville. Septembre 2013.
  
 
 

7 MORTS SANS ORDONNANCE de Thierry Dufrenne

Dans un univers hospitalier, les meurtres se succèdent et semblent aimantés aux salles de radiologie.7 morts sans ordonnance

L’enquête devra au fil des heures percer le lien machiavélique entre toutes ces découvertes macabres.

Âmes sensibles, s’abstenir.

 

 Thierry Dufrenne nous emporte au seuil de l’insoutenable souffrance humaine.

 Son style incisif et ses chapitres calés dans le chronomètre impitoyable du temps nous livrent un suspens terrifiant.

 Pourquoi tant de haine? La vengeance flirte sordidement avec la folie meurtrière. En lisant ce thriller, je me l’imaginais tel un film…d’horreur.

 Je préfère en rester au livre, mais avis aux cinéastes, il y a un jeu d’échecs à la clé!

LA VOLEUSE DE LIVRES de Markus Zusak

Couverture de la voleuse de livres  « Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter! »

  L’histoire se passe en Allemagne durant la seconde guerre mondiale et raconte la vie de Liesel, une fillette allemande placée avec son frère en famille d’accueil. Malheureusement, son frère meurt. Lors de l’enterrement, l’un des croquemorts perd un livre que Liesel ramasse et garde. Elle ne sait pas lire, mais c’est un bien précieux pour elle. L’adaptation dans sa nouvelle famille est difficile, mais, petit à petit, elle se sociabilise et se prend d’affection pour son père de substitution qui joue de l’accordéon et lui fait la lecture tous les soirs. Ainsi naît une formidable complicité entre eux. Elle s’intègre à la vie du village et Rudy  devient son ami inséparable. Liesel intègre la jeunesse hitlérienne obligatoire; elle y côtoie des fanatiques.

 Un jour, sa famille décide de cacher dans sa cave un jeune juif. Il y restera un an jusqu’au moment où il dut partir, le risque étant trop fort. Le désir d’aider les  prisonniers a été source de souffrances et de brimades. Qu’importe! Lors des bombardements, toute la rue se rassemble dans une cave où Liesel, passionnée de  mots, apporte avec elle son seul trésor, les livres volés ou reçus. Elle se met à faire la lecture à un enfant terrorisé. Tout le monde se tait pour l’écouter. La  lecture devient un rituel, une source de bien-être pour tous.

 Le narrateur apparaît chaque fois qu’il vient chercher une âme. La dernière qu’il viendra cueillir est celle de Liesel, alors vieille dame.

 Les mots ont une importance capitale dans ce beau récit. Prenez le risque, même face à la mort…

 Véronique GIRAULT.

L’antonomase : enzyme ou figure de style?

Antonomase avez-vous dit ?

Au même titre que les « amylase, peptidase, lipase, sucrase, lactase, maltase », l’antonomase serait-elle une enzyme digestive ?

Elle chante bien à l’oreille ainsi. Malheureusement, mon médecin traitant n’en a jamais entendu parler !

Alors me direz-vous?

L’antonomase est une figure de style par laquelle un individu est désigné par un nom commun :

 

 

le Libérateur pour le général Bolivar (1783-1830).

Il participa à la guerre d’indépendance et délivra le Vénézuéla en 1818. Il reçut le titre de Libertador.

 

 

 

le Taciturne  pour Guillaume 1er d’Orange-Nassau (1533-1584), prince d’Orange, chef de la révolte des Pays-Bas espagnols (1567) contre le roi d’Espagne Philippe II (fils de Charles Quint).

Son surnom de Taciturne lui viendra de la grande prudence avec laquelle il sut réagir lors de la révélation par le roi Henri II de France du projet du roi d’Espagne de tuer les protestants de France et des Pays-Bas.

Il ne trahit ni surprise, ni émotion.

 

Napoléon 1er à chevalle Petit Caporal, surnom donné à Napoléon Ier (1769-1815).

En raison de son extrême jeunesse lorsqu’il prit le commandement de l’armée d’Italie, les plus vieux soldats se réunissaient en conseil, et donnaient un nouveau grade à leur jeune général.

Il fut fait caporal à Lodi en Lombardie (Italie) lors de la bataille du pont de Lodi en mai 1796, qui ouvre à Bonaparte la route de Milan.

Un peu plus tard en août 1796 à Castiglione, il se verra décerné le titre de sergent par ses soldats.

 

l’Aigle de Meaux, surnom donné à Bossuet (1627-1704) par Voltaire au XVIIIè siècle. L’aigle est l’ un des rares oiseaux capables de voler face au soleil sans être éblouis.

Or, Bossuet était un évêque irrévérencieux et le seul homme religieux à tenir tête à Louis XIV, le Roi-Soleil, à qui il a notamment lu un sermon sur les devoirs des riches envers les pauvres.

 

 

 

le duc de fer, surnom donné au duc de Wellington (1769-1852), général britannique célèbre pour son corps et sa volonté de fer.

Comme homme de guerre, il savait rester prudent et garder son sang-froid.

 

 

 

 

la Dame de fer désigne Margaret Thatcher (1925).

Premier ministre anglais de 1979 à 1990, elle mena une politique d’austérité et de rigueur, d’où l’émergence de son surnom.

 

 

 

L’antonomase existe également lorsqu’un nom propre est pris pour un nom commun :

harpagon : homme d’une grande avarice en référence au personnage principal de l’Avare de Molière, Harpagon (1668).

Messaline : femme extrêmement dissolue en lien avec l’impératrice romaine Messaline (v.25-48), femme de l’empereur Claude, célèbre pour son ambition

et sa vie de débauche.

– camembert : fromage au lait de vache à pâte molle, originaire de Camembert, village de l’Orne en Normandie.

tulle : tissu léger et transparent à mailles rondes ou polygonales, originaire de la ville de Tulle en Corrèze.

chantilly : crème fraîche fortement émulsionnée dont l’invention aurait eu lieu vers le XVIIIè siècle, dans le château de Chantilly, situé dans l’Oise.

landau : voiture d’enfant fabriquée dans la ville allemande de Landau.

sandwich : pain coupé en tranches garni  de nourriture.  Ce nom tire son origine de John Montagu, 4e comte de Sandwich, amiral anglais (1625-1672) friand

de ce met lorsqu’il se tenait à sa table de jeu.

béchamel : sauce blanche du nom de l’inventeur, le marquis de Béchameil (1630-1703), maître d’hôtel de Louis XIV.

diesel : moteur à combustion interne  du nom de son inventeur, Rudolf Diesel, ingénieur allemand en 1893.

barème : table ou répertoire de données chiffrées, du nom de François Barrême, mathématicien du XVIIe siècle.

 

Et si je vous disais que le nom antonomase vient de cet illustre professeur agrégé de lettres classiques que fut Monsieur d’Antonomase au siècle des lumières, me croiriez-vous?