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Et si on lisait… Chanson douce de Leïla Slimani, prix Goncourt 2016.

Les prix Goncourt me font peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne rien comprendre, peur de ne pas savoir décrypter autant de références littéraires, peur de ne pas aimer aussi.

Mais cette Chanson douce, je l’avais choisie cet été, bien avant ce jeudi 3 novembre de la remise du prix. Une sympathie pour son auteur, un titre rassurant. Une rentrée littéraire prometteuse, c’est tout. Je l’avais feuilletée. Mais là, je m’y suis plongée et j’ai aimé, beaucoup. Un prix Goncourt simple à lire, accessible, ça existe. Et pourtant, cela commence mal, très mal. Je ne peux lire que le premier paragraphe. Ma sensibilité à fleur de peau, mue par mon histoire personnelle, ne peut se mesurer au talent de Leïla Slimani. Je triche, et passe au chapitre suivant où le tragique laisse place au récit, léger, facile, anodin presque. Oui, je ne relirai cette description du drame qu’après avoir partagé la dernière ligne : « Les enfants, venez. Vous allez prendre un bain. »  Et tout prendra sens.

Or du sens, il est ardu d’en trouver. La folie a-t-elle du sens ? Peut-on la défendre ? Dans un roman, tout est permis. Je m’attache à Louise, je la plains et l’envie, tout à la fois. Elle donne de soi, mais n’en reçoit jamais assez. Elle élabore une solution, sa solution : « Un nourrisson qui les tiendrait tout près les uns des autres, qui les lierait dans un même élan de tendresse. Qui effacerait les malentendus, les dissensions, qui redonnerait un sens aux habitudes. Ce bébé, elle le bercerait sur ses genoux pendant des heures, dans une petite chambre à peine éclairée par une veilleuse sur laquelle des bateaux et des îles tourneraient en rond… Les jours d’abattement succèdent à l’euphorie. Le monde paraît se rétrécir, se rétracter, peser sur son corps d’un poids écrasant. Paul et Myriam ferment sur elle des portes qu’elle voudrait défoncer. Elle n’a qu’une envie : faire monde avec eux, trouver sa place, s’y loger, creuser une niche, un terrier, un coin chaud. Elle se sent prête parfois à revendiquer sa portion de terre puis l’élan retombe, le chagrin la saisit et elle a honte même d’avoir cru à quelque chose. »

Lire jusqu’au délire, voilà où nous emmène l’auteur. Comme le dit si bien ma fille, Leïla Slimani a la « pression » pour son troisième roman !

L’horizon à l’envers de Marc Levy

Les Français auraient un goût éclectique en matière de lecture entre auteurs littéraires et populaires.

Et pour ces derniers, la critique éditoriale est parfois venimeuse.

Le plaisir de lire demeure pour moi le meilleur juge-arbitre. Ouvrir une page, puis une autre, sans pouvoir en décrocher son regard. Se projeter dans un univers qui nous échappe dans sa rationalité. Ne plus être joignable. En oublier de se nourrir ou même de dormir pour se consacrer corps et âme à notre bouquin dévastateur. En oublier un peu les jolies phrases et la poésie. Se laisser dévorer par des mots alignés les uns aux autres, créant ainsi une alchimie envoûtante. Abandonner ses enfants à leur oisiveté. Lire, c’est suspendre son précieux temps. C’est aussi prendre le temps, c’est vivre enfin au présent dans un passé ou un futur façonné par son auteur.

L’horizon à l’envers, c’est un peu cela lire. Et Marc Levy nous y emmène.

Flirtant avec les avancées neuroscientifiques, trois étudiants se consacrent à la modélisation informatique du cerveau et de sa conscience. Atteinte d’une tumeur au cerveau, Hope fait perdre à ses deux compères les limites déontologiques liées à la recherche. Les émotions et les souvenirs numérisés d’un être humain peuvent alors réapparaître dans un corps en sommeil. L’horizon défie ainsi son infini laissant le champ libre à cet adage : « Rien n’est plus imminent que l’impossible. » Surgit alors de nulle part Melly, une pianiste virtuose. Et le livre recommence…

Non, pas trop de poésie à l’horizon. Oui, une histoire bleuette. Peu importe… Je suis saisie dès la première ligne, je me prends à rêver de cette magie de la science. Me voilà embarquée sans trop comprendre le lien entre ces deux histoires. Quand enfin, tout s’éclaire, l’émotion est palpable. La vérité fait mal et laisse à l’impossible son temps du bonheur. N’attendez plus, lisez.

 

Parents à perpétuité de Sophie et Dominique Moulinas

Ce n’est pas un roman, et c’est effrayant…

Matthieu, 16 ans, viole une première fois, sauvagement, une jeune fille lumineuse de vie.

Insaisissable, il récidive en tuant abominablement.

Deux voix s’élèvent, envers et contre tous, celles de parents obsédés par la vérité de leur fils.

Ils veulent comprendre. Renier leur enfant est au-dessus de leurs forces.

Leur camp est choisi, malgré eux : celui d’un assassin vivant.

 

Je ferme ce livre après une lecture ininterrompue, en apnée.

Des larmes envahissent mon visage, les mots ne me viennent pas…

Que dire de l’indéfendable ?

Naît en moi un sentiment d’indécence. Une phrase ne passe pas :

« … Alors peut-être pourrions-nous essayer de passer à autre chose. »

Quand on perd un enfant, on ne passe jamais vraiment à autre chose.

Leur enfant à eux est enfermé certes, et heureusement, mais il est vivant.

L’écriture de votre livre

L’ÉCRITURE DE VOTRE LIVRE PAR UN ÉCRIVAIN PUBLIC AGRÉÉ PAR L’AEPF

Couverture-Jean7

Écrire Ensemble vous propose votre biographie rédigée et autoéditée :

Prix de l’entretien : 150 € (30 € l’heure travaillée)

Ce prix comprend :

  • 1 heure d’entretien
  • la retranscription de l’enregistrement
  • la rédaction : 4 heures de réécriture pour environ 25 pages (format 12×18)
  • les corrections

Le nombre d’entretiens dépend de l’importance de votre récit.

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  • L’écriture s’accomplit à partir d’entretiens enregistrés à domicile ou à mon bureau.
  • Chaque entretien de 1 heure  permet d’écrire environ 25 pages format 12×18.
  • Le règlement s’effectue par chèque ou espèces en deux échéances.
  • La fréquence des rencontres se décide d’un commun accord.
  • Le devis préalablement daté et signé avec la mention « Bon pour accord » par l’auteur est susceptible d’être modifié  selon la charge de travail. Les prix de la séance d’entretien et de la page d’autoédition sont définitifs, mais le nombre d’entretiens et de pages peut varier. 

L’autoédition du livre, réalisée par l’écrivain public, est proposée à l’auteur.

Prix de la mise en page en autoédition : 3 € la page de livre (format 12×18)

Ce prix comprend :

  • La mise en page du récit.
  • La structure du livre en titre, dédicace, chapitres, table des matières et insertion de photos.
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  • La validation et la commande des livres sur le site Internet d’autoédition.

Prix de la page de couverture et de la quatrième de couverture : 50€

L’achat des livres est à la charge de l’auteur.

Exemples de prix (frais de déplacements non compris) :

  • L’écriture d’un récit de 125 pages (format 12×18) avec 5 entretiens (750€) et l’autoédition (375€ + 50€) = 1 175€
  • L’écriture d’un récit de 175 pages (format 12×18) avec 7 entretiens (1050€) et l’autoédition (525€ + 50€) = 1625€
  • L’écriture d’un récit de 250 pages (format 12×18) avec 10 entretiens (1 500€) et l’autoédition (750€ + 50€) = 2 300€