BILL VIOLA expose au Grand Palais

« Une fois immergée dans l’œuvre puissante de Bill Viola, il est difficile de revenir à la réalité, tellement ses images sont ancrées dans ma tête.

 Tu as beau ne croire en rien, tu te dis qu’il doit y avoir quelque chose quelque part…Comme une spiritualité dans le monde, autre que la réalité.

 Tu plonges dans un voyage intérieur où chacun, chacune peut faire son chemin personnel, tant il y a de mystères, de suggestions…

 C’est presque de l’hypnose, à l’image de l’oeuvre « Tristan’s ascension » qui décrit l’ascension de l’âme dans l’espace après la mort, emportée par une chute d’eau qui coule inversée.

 

tristans-ascension

 

Tout au long de l’exposition, le son est indissociable de l’image. Tes sens sont en alerte maximale !

Les sons se font écho d’une pièce à l’autre. Ainsi, dans « Heaven and earth » (Ciel et Terre), deux moniteurs vidéo se font face sur une colonne en bois.

Celui du haut diffuse une vieille femme agonisante qui retient sa respiration, tandis que celui du bas montre un nouveau-né qui vient de naître et respire sereinement.

Les écrans étant en verre, chacun reflète l’image de celui qui lui fait face, de la même façon que la vie et la mort se reflètent.

bill-viola-heavenearth 3

L’interaction avec le visiteur est permanente. Dans l’oeuvre « The veiling » (Les voiles), des voiles parallèles sont accrochés dans une salle obscure.

Deux projecteurs diffusent les images d’un homme et d’une femme qui s’approchent et s’éloignent. Le spectateur a deux options : 

soit il fait le tour de l’œuvre et respecte la rencontre du couple au milieu des voiles, soit il passe à travers un voile pour ainsi montrer la fragilité de la relation homme-femme.

The veiling de Bill Viola

Cette exposition suspend le temps réel, à l’image de l’oeuvre « The reflecting pool », une bande vidéo en couleur.

Un homme sort de la forêt, arrive devant un bassin d’eau, saute, et soudain… le temps s’arrête. 

Bill Viola a voulu montrer à travers le reflet d’un corps sur l’eau, la distension du temps.

the reflecting pool

Je suis sortie fascinée de ce moment culturel unique et contemporain. Je vis bien au XXIè siècle. Non, je ne rêve pas. »

Ainsi s’exprimait une étudiante d’arts appliqués que j’ai croisée au Grand palais à Paris.

grand-palais-paris

Vous aurez compris qu’en croisant le chemin de l’artiste américain Bill Viola, né à New York en 1951, vous croisez celui du vidéaste plasticien dont l’œuvre est à la fois onirique et métaphysique.

Son art prend sa source dans un évènement personnel qu’il a vécu à six ans. Il tombe au fond d’un lac, mais son oncle le sauve in extremis.

Depuis, ses créations plongent dans des univers aquatiques et évoquent ce passage entre la vie et la mort. Bill Viola mène une longue quête spirituelle en Orient avec son épouse et collaboratrice Kira Perov.

Comme l’a parfaitement dépeint notre étudiante, cette exposition est un voyage introspectif qui gravite autour de trois mystères :

BILL VIOLAQui suis-je? Où suis-je? Où vais-je?

À chacun d’en faire l’expérience, de les approcher mais sans réponse au final.

Bill Viola dit de son art, que « le temps est la matière première du film et de la vidéo ». « Je sculpte du temps, tel est mon art. »

Du 5 mars au 21 juillet 2014, vivez l’expérience unique de ce voyage imaginaire en compagnie de Bill Viola.

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *