Samedi 14 mai 2016, 36e journée de Ligue 1.

Stade de Reims (19e à 36 points)  –  Lyon (2e à 65 points)

A25

 Auguste Delaune dans tous ses états : cohésion, espoir, fusion, frissons, désillusion…

Ce soir n’est pas un soir ordinaire. Seul un combat de gladiateurs sera à la hauteur de l’enjeu, le maintien en Ligue 1. Il est 21h et c’est parti à Delaune, dans un stade endossant le nouveau maillot du douzième homme. Dès la 3ème minute de jeu, Diego centre pour Devaux qui, dos au but, tente une tête audacieuse qui s’envole…sur la transversale ! Lyon réagit par une belle combinaison entre Lacazette et Fekir qui croise trop généreusement son tir, merci Nabil ! Le coach David Guion encourage ses joueurs qui défendent bien face aux dribbles redoutables de l’insatiable Fekir. Angers mène au score 1-0 devant Toulouse. Diego se charge d’un coup franc. Notre capitaine Mandi reprend le cuir au second poteau pour le loger au fond des filets. Le stade se libère, 1-0. Le maintien pointe le bout de son nez. Reims presse haut et enserre le jeu lyonnais. Bangoura chausse sa vitesse de pointe et sème la zizanie. Les supporters commencent à y croire, au miracle. « Allez les Rouges » résonnent au cœur des tribunes. Diego accélère à son tour. Les Rouges sont survoltés. Fofana se bat comme un diable. Ajaccio est mené au score 0-1 par Lorient. Toulouse rate l’égalisation sur penalty. À la 34ème minute, Kyei se lance dans une chevauchée fantastique, s’efface au profit de Charbonnier qui décale Diego…et qui marque. 2-0. À l’heure qu’il est, nous restons en Ligue 1. Le miracle est là. Delaune est en symbiose avec ses joueurs. Quelle ambiance !

Des pétards roses annoncent la fête… Les Champenois retournent au charbon et se jettent sur le porteur du ballon. Placide est vigilant. Sans crier gare, Turan arme son tir de 35m et trompe le gardien des Gones. 3-0.Le stade exulte. « Qui ne saute pas n’est pas Rémois, olé. » Des larmes de joie m’envahissent. Notre équipe est en pleine confiance. Charbonnier se fait faucher dans la surface. Penalty indiscutable. Kiey le transforme sereinement. 4-0. Les trois points sont dans la poche. Seule ombre au tableau, Toulouse égalise 1-1 par Ben Yedder. Ajaccio reste battu. Lyon, piqué dans son orgueil, réduit la marque à 4-1 par l’attaquant Cornet. Au même moment, Angers reprend la main 2-1 devant le TFC. Les visages se décrispent. Kankava poursuit son travail de sape en récupérant un maximum de ballons. À la 78e minute, Toulouse égalise 2-2. C’est la guerre des nerfs. Le maintien se fête encore au champagne. Le match se dédouble. Damien, mon informateur, se retourne vers moi, dépité. Toulouse est passé devant Angers, 2-3. Le stade se refroidit d’un coup. Mandi se bat comme un diable et se heurte au portier lyonnais. Coup de sifflet à Delaune. Les joueurs, assis sur la pelouse pour certains, guettent les deux minutes du temps additionnel angevin. Le scénario est surréaliste. Le match est fini, mais continue à 430km de là. « Allez Angers » clame-t-on aux alentours. La sentence tombe. Reims est en Ligue 2. Un jour, la tristesse s’envolera et l’espérance renaîtra. Allez Reims !

Marie-Agnès de Francqueville, écrivain public

 

 

 

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